Le Congrès Electric-Road Business & Seminar, c’est pour bientôt !

Notre Congrès sera inauguré par Pierre HURMIC : Maire de Bordeaux, François POUPARD : Directeur général des services - Conseil régional de Nouvelle Aquitaine, et par Monsieur Alain ROUSSET : Président de la Région Nouvelle-Aquitaine.

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Hydrogène : un développement combiné de l’infrastructure et des véhicules

Afin de contourner le problème de la poule et de l’œuf, les flottes et les stations doivent se combiner au même rythme. Voici quelques exemples de solutions qui ont fait leurs preuves.

Nous avons déjà pris l’exemple des taxis Hype en région parisienne. Depuis 2015, la flotte s’étend et suscite l’installation de stations de forte capacité. Alors que Hype compte 200 taxis à ce jour (et 700 en fin d’année), des points de remplissage ont été installés à Orly, Roissy et dans Paris. Une station d’une capacité d’une tonne par jour doit être prochainement ouverte au public. L’objectif est d’avoir 10 000 véhicules d’ici 2024 (date des JO de Paris) et plus de 20 stations en Ile de France. Et cette success story doit se dupliquer dans une quinzaine de villes, aussi bien en France qu’en Europe.

En suivant cet exemple, Toyota, Caetano Bus et Air Liquide ont décidé de s’associer. Les trois partenaires ont signé un accord pour proposer une solution combinée en Europe. En démarchant ensemble les opérateurs de transport public et les gestionnaires de flottes, ils peuvent à la fois proposer de la location de véhicules et des stations de remplissage. L’offre concerne dans un premier temps les bus, mais elle pourrait être élargie à terme aux camions.

Ce n’est pas un exemple isolé, car dans l’utilitaire, Hyvia (la co-entreprise entre Renault et Plug Power) propose justement d’accompagner la vente de véhicules (pour le moment trois versions du Master) avec des stations équipées d’électrolyseurs. C’est aussi le credo de Watea, une nouvelle filiale de Michelin. Que ce soit dans l’électrique ou l’hydrogène, cet opérateur de mobilité propose des utilitaires et un accès simplifié à la recharge. Et dans le camion, le fabricant français Gaussin a passé un accord avec HRS (Hydrogen Refuelling Solutions) pour justement accompagner l’arrivée des poids-lourds à hydrogène et leur permettre de se recharger.

La stratégie française repose sur la formation d’écosystèmes territoriaux, avec une production d’hydrogène vert et des usages qui vont avec. L’ADEME sélectionne justement des projets qui permettent de mutualiser des stations, de façon à alimenter des utilitaires, des bus et des camions. En amont, la production d’hydrogène peut aussi servir à répondre à des besoins liés à l’industrie (raffineries, cimenteries, industrie chimique, aciéries). Si l’on prend l’exemple de la région Auvergne Rhône Alpes, le projet ZEV (Zero Emission Valley) prévoyait dès 2017 la création d’un réseau de 20 stations (dont 15 équipées d’électrolyseurs) pour accompagner l’aide à l’acquisition de véhicules. Aujourd’hui, on n’en compte qu’une poignée, mais la société Hympulsion (société d’économie mixte créée par Michelin et ENGIE avec l’aide de la région) tient compte de l’évolution de l’offre sur le marché pour revoir la capacité des stations et l’adapter à la mobilité lourde.